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Nouvelle classe de feu L : comprendre le risque des batteries lithium-ion

  • Photo du rédacteur: Lapunti Academy
    Lapunti Academy
  • 18 mars
  • 2 min de lecture

Avec l’essor des vélos électriques, outils portatifs, systèmes de stockage d’énergie et véhicules électriques, les batteries lithium-ion sont désormais omniprésentes. La norme internationale ISO 3941:2026 introduit officiellement la nouvelle classe de feu L, dédiée spécifiquement aux feux de batteries lithium-ion. Leur comportement au feu est radicalement différent des incendies classiques.

 

Une particularité majeure : production d’oxygène

Lorsqu’une batterie lithium-ion entre en emballement thermique (choc, surcharge, court-circuit, défaut interne), une réaction chimique interne se déclenche.

Cette réaction :

  • Génère une montée en température extrêmement rapide

  • Libère des gaz inflammables

  • Produit son propre oxygène lors de la décomposition chimique

  • Peut entraîner explosion et projections

Cette production interne d’oxygène est un point clé : même si l’on prive le feu d’air extérieur, la batterie peut continuer à brûler.

C’est ce qui rend l’extinction particulièrement difficile et explique pourquoi les méthodes classiques d’étouffement sont souvent inefficaces.

 

Pourquoi parler d’une classe de feu L ?

Les classes traditionnelles couvrent :

  • Classe A : solides

  • Classe B : liquides / solides liquéfiables / feux d’origine électrique

  • Classe C : gaz

  • Classe D : métaux

  • Classe F : huiles et graisses de cuisson

 

Les batteries lithium-ion combinent :

  • Un risque électrique

  • Un risque chimique

  • Une réaction auto-entretenue par production d’oxygène

  • Un fort potentiel de réinflammation

La classe de feu L permet d’identifier spécifiquement ce risque émergent et d’adapter les équipements et les formations.

 

Les extincteurs adaptés : focus sur l’AVD à vermiculite


Parmi les solutions les plus pertinentes pour les batteries de petite et moyenne capacité figure l’extincteur AVD (Aqueous Vermiculite Dispersion).

Son principe d’action :

1.    Refroidissement immédiat grâce à l’eau

2.    Projection de particules de vermiculite

3.    Formation d’une couche isolante autour de la batterie

4.    Confinement thermique et limitation de la propagation

Cette barrière minérale :

  • Absorbe la chaleur

  • Isole les cellules

  • Réduit le risque de réinflammation

Toutefois, en raison de la production interne d’oxygène, l’objectif principal reste le refroidissement massif et durable. Pour les batteries de grande capacité (véhicules électriques, stockage industriel), des volumes d’eau importants et une surveillance prolongée sont indispensables.

 

Un risque croissant en entreprise

Zones de charge, ateliers, entrepôts logistiques, parkings, data centers : le risque lithium-ion est désormais transversal.

Une prévention efficace passe par :

  • L’identification des zones à risque

  • L’installation d’extincteurs adaptés (dont AVD)

  • Des procédures d’urgence spécifiques

  • Une formation ciblée des équipes

 

En résumé

Les batteries lithium-ion ne brûlent pas comme les autres matériaux : elles peuvent alimenter leur propre combustion par production d’oxygène, rendant l’extinction complexe et exigeant des moyens adaptés.

La reconnaissance de la classe de feu L marque une évolution essentielle des pratiques de sécurité incendie face aux technologies modernes.

 

 


 
 
 

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